Une toute petite fille, dans les bras de sa mère, est examinée par un soignant.

Cetains nourrisons, suivis dans le cadre d'une étude sur le paludisme au Sud Bénin, parviennent à contrôler les infections assymptomatiques à la maladie.

© IRD - Justine Montmarche

Paludisme, la voie des nourrissons asymptomatiques

Mis à jour le 21.03.2023

Un groupe de nourrissons capables de contrôler les infections asymptomatiques au paludisme focalise l’attention des spécialistes de l’IRD et leurs partenaires béninois. Identifiés dans une cohorte d’enfants suivis au sud du Bénin, ils pourraient éclairer les mécanismes d'action des anticorps associés à la protection contre le paludisme.
Dans un premier temps, les travaux ont montré l'importance d’une classe d’anticorps, les immunoglobulines G (IgG), dans le contrôle de l'infection palustre chez ces nourrissons.
Ces IgG sont en effet dirigées contre les antigènes de surfaceMolécules situées à la surface d'une cellule ou d'un organisme, reconnues par des anticorps ou des cellules du système immunitaire d’un organisme tiers, ce qui déclenche une réaction immunitaire des mérozoïtes, un stade sanguin du parasite du paludisme.
Les expériences in vitro ont également montré une capacité accrue des IgG de ces nourrissons à stimuler la phagocytose Processus d’ingestion et de destruction.des parasites par certaines cellules immunitaires (monocytes et neutrophiles).
L’étude a enfin établi que l’activité des IgG est modulée par la présence de certaines versions de la chaîne lourdeUn des deux éléments constitutifs des immunoglobulines. des IgG, ce qui ouvre de nouvelles voies dans la recherche de vaccins efficaces contre le paludisme, maladie encore très meurtrière chez les enfants africains.